Courchevel : la retenue collinaire de la Loze, un danger pour les JO 2030 ?

Courchevel : la retenue collinaire de la Loze, un danger pour les JO 2030 ?
La retenue collinaire de Courchevel pourrait-elle poser problème en vue des JO 2030 ?

Au mois de juin 2026, le Comité international olympique dévoilera la carte officielle des sites pour l'olympiade française. L'affaissement de la structure savoyarde pourrait faire réfléchir le CIO dans l'optique de cet événement.

C'est un coup de froid qui a frappé la commune de la Tarentaise en ce mois de mai 2026. Nos confrères du Le Monde ont révélé que la retenue collinaire de La Loze menaçait de s'effondrer. Si les propos sont forts, les acteurs locaux se veulent bien moins alarmistes.

« Il y a une lentille de glace sous un immense pierrier qui n’a pas été traité car, à cette altitude, c’est quelque chose qui n’avait jamais été observé. On s’est rendu compte de sa présence quand la digue s’est affaissée tout doucement, indique Pascal Jeannel de Thiersant, directeur du domaine skiable des Les Trois Vallées. On veut savoir où se situe cette partie de glace et le but est de déplacer la digue pour la reconstruire en étant sûrs qu’il n’y a pas de glace dessous. »

Les travaux devraient commencer d'ici 2027, selon le maire de la commune, Jean-Yves Pachod, qui se veut confiant en vue des Jeux olympiques de 2030. « Nous discutons actuellement avec les experts pour savoir ce que nous allons faire pour la digue. Tout sera en ordre pour 2028 », explique le premier magistrat de Courchevel.

Le comité d'organisation reste confiant

Même son de cloche du côté de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de son président. « Ça ne remet rien en cause et cela ne met pas non plus en péril les zones situées en aval. Je veux être rassurant sur ce point, estime Fabrice Pannekoucke. Concernant les Jeux, il n’y a pas plus de danger aujourd’hui qu’hier. »

Les associations veulent une prise de conscience

Mardi 19 mai, Valérie Paumier, présidente de l'association Résilience Montagne, s'est rendue à Courchevel pour constater le problème. Au-delà du risque que représente cette retenue collinaire, pour elle, c'est tout le modèle des compétitions de sports d'hiver qu'il faut revoir. « La vraie question est de se demander ce que l’on fait de cet événement dans un contexte de dérèglement climatique, quand la matière première va disparaître, explique la militante. Lors des JO de Jeux olympiques d'été de 2024, s’il avait fait 40 degrés au lieu de 35, les athlètes auraient pu courir même en souffrant. Mais, en montagne, s’il fait 10 degrés au lieu de zéro, on ne peut même pas fabriquer de neige. »

Désormais, reste à savoir si le Comité international olympique tiendra compte de cette situation dans son choix final pour l'attribution des sites olympiques.