Le syndicat estime que la situation opérationnelle est particulièrement critique et met en avant la dépendance du système de sécurité civile au volontariat. Il affirme notamment que "la situation opérationnelle est extrêmement préoccupante. Elle ne peut pas reposer uniquement sur les moyens aériens ou sur les effectifs déjà engagés localement". Il rappelle également que le modèle français repose largement sur l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, ajoutant que "sans leur disponibilité, il n’y aura pas de capacité durable de renfort, de relève et de tenue dans le temps".
Public comme privé, tous les secteurs concernés
Selon le SSPVF, de nombreux sapeurs-pompiers volontaires exercent par ailleurs une activité professionnelle en parallèle, ce qui complique leur mobilisation en période de crise. Face à cette situation, le syndicat appelle à un effort coordonné des employeurs. Il demande notamment "la facilitation immédiate des autorisations d’absence pour les sapeurs-pompiers volontaires appelés en renfort", ainsi que "l’adaptation temporaire des plannings de travail pour permettre les départs en colonne de renfort".
Le SSPVF insiste aussi sur la nécessité d’un engagement des employeurs publics, estimant qu’il serait "incompréhensible de demander aux entreprises de libérer leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires si, dans le même temps, les employeurs publics ne facilitaient pas eux-mêmes la disponibilité de leurs agents engagés au service de la sécurité civile". Au-delà de l’urgence actuelle, le syndicat évoque également des difficultés structurelles liées au volontariat, estimant que la situation reflète une fragilité plus ancienne du modèle français de sécurité civile.






