Selon un communiqué du 27e bataillon des chasseurs alpins, le contexte des conflits récents impose une adaptation des méthodes d’engagement, notamment de l’omniprésence des drones de combat et des moyens de reconnaissance. Dans ce cadre, les militaires sont amenés à évoluer par groupes réduits sur plusieurs dizaines de kilomètres et sur plusieurs jours. Le dispositif prévoit notamment des déplacements en trinômes et quadrinômes sur environ 100 kilomètres en 72 heures, avec une autonomie totale en alimentation et en eau, chaque groupe ne disposant que d’une ration individuelle pour trois jours.
Deux équipes face à face
L’exercice vise également à éprouver les capacités des unités sur le terrain. Le bataillon indique qu’il s’agit de "capitaliser les savoir-faire acquis en opérations extérieures en éprouvant l’autonomie, la rusticité et la combativité des chasseurs alpins".
Une force adverse est également intégrée au scénario, composée de 36 militaires comprenant l’encadrement de la compagnie, des moyens de la gendarmerie, ainsi que des unités spécialisées comme un hélicoptère de recherche, une cellule drones et une équipe cynotechnique. Cette phase d’entraînement repose sur un dispositif mobile, les équipes devant progresser de manière autonome tout en évitant d’être repérées ou capturées.






