Veyrier : Le premier bateau 100% autonome voit le jour

Veyrier : Le premier bateau 100% autonome voit le jour

Sur le lac d'Annecy, l'école Planète Apnée a lancé un tout premier bateau électrique 100% autonome.

Finis les moteurs thermiques et finies les bornes de recharge électrique à quai. Voir des bateaux électriques sur le lac d'Annecy est de plus en courant, mais l'école Planète Apnée a dévoilé un bateau électrique, certes, mais surtout autonome. Grâce à des panneaux solaires installés sur le toit, le bateau n'a ainsi besoin d'aucune recharge et peut parcourir le lac sans problème. Appelé "Coquille", ce bateau fonctionnait à l'origine grâce à un moteur thermique et a nécessité d'importants travaux pour changer de carburant : "Passer à l'électrique, ce n'est pas très compliqué en soi, mais il y a beaucoup de changements structurels", explique Hubert Papet, directeur technique du chantier naval Navitis et responsable des travaux sur ce bateau. Il évoque notamment l'implantation des batteries, des chargeurs solaires et de tout l'électronique.

"La solution électrique sur la lac a pleinement sa place"

Et même si ce système est très dépendant de la météo, le problème ne se pose pas en réalité car ce bateau n'est pas conçu pour de longs trajets. Avec 33 heures d'autonomie, "Coquille" peut naviguer "largement une semaine par temps de pluie en allant doucement", selon Simon Chenu, fondateur et gérant de l'école Planète Apnée. En effet, situé à Veyrier-du-Lac, ce bateau n'a que pour objectif de s'écarter de la rive et de rejoindre le centre du lac pour permettre aux élèves de plonger. Autre particularité de ce bateau, sa capacité à se déplacer tout seul : "C'est une ancre GPS. On enregistre les coordonnées et le bateau peut y aller seul", explique Simon Chenu avec l'objectif de protéger la flore marine.

Et si ce bateau est le premier à être 100% autonome sur le lac d'Annecy, il pourrait ouvrir la voie à d'autres véhicules marins : "Cela a du sens pour les petits bateaux sans besoin de grande énergie", souligne Hubert Papet, en mettant donc de côté les moyens de locomotion plus imposants ou les gros bateaux de tourisme qui demandent plus de puissance. En revanche, "la solution électrique sur le lac a pleinement sa place, l'enjeu est surtout sur la capacité de charge", conclut le responsable des travaux.