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Haute-Savoie : Une plateforme pour améliorer la sécurité sur les chantiers

Haute-Savoie : Une plateforme pour améliorer la sécurité sur les chantiers

Mettre les ouvriers sur les chantiers plus en sécurité, c'est l'objectif de la plateforme batisur-btp.

C'est un constat qui a entraîné cette décision. En France, on compte un accident toutes les deux minutes sur les chantiers. De fait, la fédération du BTP74, la Ddets74 Auvergne-Rhône-Alpes et la Carsat Rhône-Alpes ont voulu déployer une plateforme pour renforcer la sécurité du secteur et permettre aux ouvriers de travailler plus simplement.

Pour autant, l'idée n'est pas nouvelle. Une première solution avait été proposée en 2024 où maîtres d'ouvrage, architectes et entreprises avaient conçu un fichier utile, mais difficilement compréhensible comme le souligne Olivier Aubert, président de BTP74 : "Il y avait tout dans ce fichier, mais ce n'était pas didactique." L'année suivante, jusqu'en 2025, ce fichier a été transformé en site internet, celui qui est désormais accessible. L'un des objectifs de ce dernier est de remettre la loi au centre de la réalisation d'un chantier et de permettre à tous de "travailler main dans la main, pas à la suite des autres" déclare Olivier Aubert.

Une sécurité "dégradée depuis une vingtaine d'années"

Le site est accessible à n'importe qui, sans avoir besoin d'être membre de la fédération et se veut être un moyen simple et efficace de mieux visualiser les missions : "L'idée c'est de se mettre sur la table, on dessine un plan pour le levage, le stockage, pour mettre une passerelle." Un principe "simple", comme le dit le président de BTP74, mais pourtant pas présent sur l'ensemble des chantiers haut-savoyards. A cela s'ajoute une problématique de temps : "La sécurité s'est dégradée depuis une vingtaine d'années, il y a une pression à construire toujours plus vite. On a dégradé les prestations et la façon de les réaliser." 

Par ailleurs, pour rassurer les chefs d'entreprise, Olivier Aubert l'assure : "Travailler en sécurité coûte moins cher que l'inverse."