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Annecy : première bataille autour de la rémunération des élus municipaux

Annecy : première bataille autour de la rémunération des élus municipaux
1er conseil municipal d'Annecy depuis les élections du 15 et 22 mars.

Samedi 28 mars, une délibération du conseil municipal d’Annecy a confirmé la hausse de 25 % des indemnités de ses membres, votée lors du précédent mandat, ce qui a donné lieu à des discussions houleuses entre la majorité et l’opposition.

La première passe d’armes entre élus n’aura pas mis longtemps se dérouler. 
Lors de cette session très protocolaire, au cours de laquelle Antoine Armand a été élu maire, le sujet de la rémunération des élus municipaux est revenu sur la table.
Lors du précédent mandat, celui de François Astorg, il a été décidé de l’augmenter de 25 %. Une délibération confirmée ce samedi.

La majorité a voté pour celle-ci, tout comme le groupe Vivre Annecy, mais elle a fait grincer des dents au sein de la gauche.
« Je dénoncerai tous les manques de cohérence chez ceux qui votent blanc puis noir de l’autre côté, explique Alexandre Mulatier-Gachet, ancien premier adjoint de la ville d’Annecy. On l’a vu avec cette majoration de 25 % que j’ai défendue tout le mandat. Les personnes qui l’ont critiquée votent désormais pour, avec une explication fumeuse qui ne répond pas à la question, alors que nous avons voté pour, parce que les élus locaux méritent une indemnité à la hauteur. »

Il cible notamment Anthony Granger, désormais premier adjoint et ancien membre de l’opposition, mais ce dernier indique avoir toujours été en accord avec le fond.
« On a souvent dénoncé la légalité de la délibération qui a été prise, puisqu’il doit y avoir deux délibérations distinctes, ce qui n’avait pas été le cas. »

Une sanction en cas d'absence

En revanche, une modification a été apportée par la nouvelle majorité concernant ce sujet.
« Dans le cadre du règlement intérieur, des sanctions financières seront également mises en place en cas d’absences injustifiées, explique Anthony Granger. C’est d’ailleurs quelque chose que le précédent mandat voulait mettre en place, mais qui n’a pas été suivi des faits. »

Côté Rassemblement National, si les conseillers municipaux se sont abstenus concernant l’augmentation de la rémunération, ils saluent cette mesure.
« Notre philosophie est de dire que les élus doivent pouvoir faire leur travail, indique Guillaume Roit-Levêque, candidat lors des élections municipales. On s’est abstenu car atteindre le plafond de la hausse est peut-être excessif. Maintenant, je suis en accord avec le fait de rémunérer le travail effectué, ainsi que d’écrêter en cas d’absence de l’élu. »